1. Il nuit à l’égalité femme/homme
Pour Emmanuel Macron, le voile est un marqueur intolérable de séparation entre les femmes et les hommes. “Nous sommes attachés, c’est très républicain, c’est même révolutionnaire, à cette égalité entre l’homme et la femme”, dit-il dans son interview de dimanche. Le voile marque pour lui une “distance”, une “séparation” entre les deux sexes. Il s’inquiète par ailleurs : “Je veux être sûr qu’une femme voilée l’est par choix”, a-t-il assuré. “Le voile n’est pas sacré, il est patriarcal”, estime Nadia Benmissi du collectif Femmes sans voile, dans L’Obs. Elle refuse “d’endosser cet uniforme mortifère”. Le collectif s’inquiète des femmes qui demandent la tolérance envers le voile, après avoir vu une fillette de 8 ans en porter un : “Elle a vraiment le choix, à cet âge ?”. Elles s’indignent : en France, “quand une femme dit qu’elle est libre de se voiler, tout le monde applaudit. Ce qui est à la fois sexiste et raciste”.
2. L’islam ne fait pas partie de l’Histoire de France
Pour le président de la République, l’islam serait une religion “nouvelle” en France. Emmanuel Macron estime que la France avait “des liens avec les religions catholique, juive et protestante”, mais pas avec l’islam. Les Français auraient peur de ce fait nouveau. Pour le président, le voile nous insécurise, car il “n’est pas conforme à la civilité de notre pays, fait de citoyens et de citoyennes”, rappelle L’Express. La question du port du voile et de la présence de l’islam en France serait plus une question de moeurs que de laïcité. Elle a pris de plus en plus de place et d’importance pendant la Seconde Guerre mondiale, “alors que ses règles sont très différentes”, dit-il. Ce qui explique qu’elle est difficilement assimilable par les français, surtout concernant le voile, auxquels les sociétés occidentales ne sont pas habituées.
3. Il ne respecte pas la laïcité républicaine
« Mon approche personnelle, c’est que toute personne qui accompagne les élèves est en situation d’être un collaborateur bénévole du service public, c’est le terme juridique. Autrement dit, il doit se conformer à un certain nombre de devoirs”, déclarait Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale en décembre sur RTL. Pour lui, le voile devrait être “normalement” interdit, précisant qu’il y a “des évolutions” jurisprudentielles à clarifier”. D’autres réfractaires vont jusqu’à s’inquiéter de la généralisation d’un islam radical. En 2016, Nicolas Sarkozy résumait d’ailleurs le débat en ces termes : “il y a une tentative d’un islam politique d’instrumentaliser cette religion pour prendre le contrôle de la société”, cite le HuffPost.
