Des tensions encore présentes
Il s’agit de la première rencontre de ce type entre les deux parties depuis que les États-Unis se sont joints à la guerre des 12 jours déclenché par Israël en juin 2025. Les États‑Unis avaient lors bombardé des sites nucléaires iraniens, détruisant probablement de nombreuses centrifugeuses capables d’enrichir l’uranium jusqu’à un niveau quasi-militaire. Les attaques israéliennes ont, elles, dévasté les défenses aériennes iraniennes et visé son arsenal de missiles balistiques.
Plus récemment, les relations entre les deux pays se sont encore refroidies après la répression sanglante du régime à la vague de manifestations anti-régime à travers l’Iran, qui ont fait au moins 3 428 décès de manifestantsselon l’organisation Iran Human Rights, basée en Norvège.
Les États-Unis ont par la suite menacé de mener une action militaire et dépêché, dans la région, une armada navale, avec, notamment, le porte-avions USS Abraham Lincoln et d’autres navires de guerre dans la région.
Les États‑Unis disposent désormais probablement de la puissance militaire nécessaire pour lancer une attaque s’ils le décidaient. Mais il reste incertain si de telles frappes suffiraient à contraindre l’Iran à changer de cap, ou même à renverser son gouvernement.
“Le président Trump cherche à pousser l’Iran à accepter une solution négociée, en le forçant à faire des concessions sur l’accord nucléaire”, a déclaré Alissa Pavia, chercheuse à l’Atlantic Council. “Les Iraniens, quant à eux, sont affaiblis après des années de guerres par procuration, de crise économique et d’agitation interne. Donald Trump est conscient de cette vulnérabilité et espère l’utiliser pour obtenir des concessions et relancer un accord nucléaire renouvelé.”
Parallèlement, les États du Golfe craignent qu’une attaque ne déclenche une guerre régionale les entraînant eux aussi.
