Quelques signes avant-coureurs
Faut-il pour autant céder à la panique ? Non, assure notre expert. “Car une remontée de magma vers la surface ne surviendrait pas sans signes précurseurs clairement identifiables. Avant que le magma ne remonte à la surface, les volcanologues identifient beaucoup de choses qui changent dans la région. On ne laissera pas le magma monter directement vers la surface”, promet Samir El Bakkali.
Ces signaux d’alerte sont bien connus et surveillés de près. “Le premier indicateur, c’est la multiplication des séismes, mais pas n’importe lesquels. On ne parle pas de séismes tectoniques mais magmatiques. C’est le magma qui monte et qui donne naissance à des séismes”, précise le scientifique. Deuxième signe : le gonflement des sols. “Ce phénomène, appelé déformation du sol, résulte de la pression exercée par le magma qui remonte et pousse les couches supérieures de la croûte terrestre”, indique Samir El Bakkali. Troisième alerte : l’apparition de fumerolles, ces émissions de gaz volcaniques qui s’échappent à la surface. Enfin, quatrième indicateur, une augmentation mesurable de la température dans la zone concernée.
Le volcanologue rassure : “Tout cela est bien évidemment suivi et un dossier est établi par les volcanologues qui préviendront si besoin la préfecture en cas de risque, qui va ensuite prévenir le ministère de l’Intérieur, les volcanologues vont établir une carte de risques afin de protéger les populations”.
Alors si les volcans d’Auvergne devaient se réveiller, nous devrions le savoir à temps.
