L’exécution politique de Friedrich Merz à Rome : Comment Georgia Meloni a brisé l’arrogance de Berlin

L’élève dépasse le maître : L’inversion économique

L’instant le plus humiliant pour Merz fut sans doute la leçon d’économie. Pendant vingt ans, Berlin a utilisé sa puissance financière pour dicter sa loi. Mais aujourd’hui, le “malade de l’Europe” n’est plus à Rome ou à Athènes ; il réside à la chancellerie de Berlin.

Meloni a révélé qu’en coulisses, alors que Merz prône la discipline budgétaire en public, son gouvernement supplie Bruxelles d’assouplir les règles de la dette pour sauver une infrastructure allemande en ruine et une transition énergétique ratée. Avec un calme olympien, elle a pulvérisé le modèle Merz, le qualifiant de recyclage des échecs passés. L’Italie, autrefois moquée, donne désormais des leçons de libre-marché et de réduction de la bureaucratie à une Allemagne paralysée par ses propres idéologies.

L’ombre de Washington et la fin du « pare-feu »

Le coup de grâce est venu du plan international. Friedrich Merz se présentait comme le partenaire transatlantique naturel. Pourtant, c’est vers Georgia Meloni que Donald Trump se tourne. La Première ministre italienne est devenue le pont privilégié entre Washington et Bruxelles, laissant Merz sur la touche. Trump ne tarit pas d’éloges sur celle qu’il considère comme la leader européenne la plus influente de l’époque.