L’hypocrisie des élites au grand jour
L’un des moments les plus percutants de son intervention concerne la volte-face des dirigeants actuels. Villiers pointe du doigt le cynisme d’un gouvernement qui, après avoir activement participé à l’affaiblissement des prérogatives nationales, feint aujourd’hui de découvrir les conséquences de ses propres choix. Le cas de Gabriel Attal est cité comme l’exemple type de cette “génération girouette”.
Le Premier ministre, bien que jeune et ambitieux, est accusé de suivre une ligne dictée par les pressions de Washington ou de Berlin, pivotant à 180 degrés dès que le vent tourne. Cette absence de colonne vertébrale, selon Villiers, est ce qui différencie les politiciens de carrière des hommes d’État. Là où le gouvernement actuel navigue à vue au gré des sondages, Philippe de Villiers revendique une constance idéologique que même ses détracteurs les plus féroces ne peuvent lui contester.
La guerre en Ukraine : Le tabou brisé
Abordant le conflit ukrainien, Philippe de Villiers rompt avec le consensus mou de la classe politique parisienne. Il qualifie la situation d’impasse sanglante, militairement ingagnable pour les deux camps. Son discours n’est pas celui d’un admirateur de Vladimir Poutine, mais celui d’un réaliste de la géopolitique. Il appelle à une initiative diplomatique courageuse, rappelant que la paix ne se fera pas par des livraisons d’armes sans fin, mais par le dialogue avec ceux qui détiennent les clés du conflit.
Il dénonce avec virulence le climat d’intimidation qui règne au sein de l’Union européenne, où toute voix discordante — comme celle de Viktor Orban — est immédiatement diabolisée ou menacée de sanctions financières. Pour Villiers, cette dérive autoritaire de la bureaucratie bruxelloise marque la fin d’une ère où la diplomatie primait sur l’idéologie. En louant l’approche pragmatique de Donald Trump, il s’inscrit en faux contre les “faucons” européens qui, selon lui, entraînent le continent vers un abîme économique et sécuritaire.
