MACRON DEVRAIT ÊTRE EN PRISON, CHARLES DE GAVE DÉVOILE TOUT À HAUTE VOIX

Le poids mort de l’État : 62 % du PIB

La critique politique et morale de Charles Gave est indissociable de sa critique économique. Pour lui, le déclin de la France est une conséquence directe de la taille pachydermique de l’État. Il cite une statistique implacable : quand il a commencé sa carrière en 1971, les dépenses publiques représentaient environ 30 % du PIB, comme en Suisse. Aujourd’hui, en France, ce chiffre atteint 62 %, tandis qu’en Suisse, il est resté à 30 %.

« Le pouvoir d’achat des Suisses par rapport au pouvoir des Français… ce qui fait la France, c’est la détérioration perpétuelle de l’État, qui a cette qualité extraordinaire qu’il n’a pas de création destructrice, » assène l’économiste. L’État français est perçu comme un poids mort, incapable d’autocritique ou d’ajustement, qui peut se permettre de prendre des mauvaises décisions et de continuer à les financer indéfiniment.

Les réformes d’Emmanuel Macron, promises comme libérales et audacieuses, sont balayées d’un revers de main comme étant « timides » et privilégiant « le court terme et l’apparence » plutôt que des mesures structurelles profondes. Face à cette stagnation, Gave plaide pour une réduction drastique de l’intervention étatique, estimant que la seule « politique sociale » qui vaille est le plein-emploi, permis par la liberté d’entreprendre et la spécialisation des Français dans les domaines où ils excellent.

L’appel au “Vote Barrage” par la haine

La conclusion la plus explosive de l’analyse de Charles Gave concerne l’issue du scrutin présidentiel, en particulier le second tour. À 78 ans, il affirme : « Je n’ai jamais vu un homme politique aussi haï que cet homme. Il est haï par la population partout, et de droite et de gauche. »

Cette haine, loin d’être stérile, est perçue comme le moteur d’une mobilisation unique : le « vote barrage à Macron ». Pour Gave, l’objectif n’est pas d’élire un programme, mais de se « débarrasser de cette classe de sangsues. » Le choix, dit-il, se réduit à un duel binaire : « ceux qui ont toujours gouverné contre les intérêts des Français » (Macron et son système) et « ceux qui n’ont jamais accédé au pouvoir. »

Son appel est donc clair, même s’il est dénué d’illusion sur l’alternative : il votera pour Marine Le Pen, non pour son programme, mais dans l’unique but de renverser l’élite en place. Il insiste : la seule façon de sauver le pays est de « faire barrage à l’extrême trahison », celle que représente le président sortant.

Et pour ceux qui seraient tentés de revoter pour Emmanuel Macron, l’économiste n’a que mépris et une accusation ultime d’idiotie : « Si vous revotez pour lui, c’est que l’expérience ne vous apprend rien, et c’est que vous êtes idiot. » Il reprend le proverbe américain : « Fool me once, shame on you. Fool me twice, shame on me. » Cinq ans de macronisme suffisent, selon Gave, à juger l’homme et son système. Revoter pour le statu quo après avoir vu le déclin du pays, c’est choisir sciemment la direction de la foudre.

Enfin, dans une touche d’alarme supplémentaire, Gave prédit que le « glissement feutré des pantoufles » des bureaucrates votant massivement pour le Président ne s’arrêtera pas là. Il alerte sur la menace d’un contrôle social totalitaire, où le passe sanitaire se transformerait en « ticket de rationnement pour l’énergie », une extension de l’emprise étatique sur la vie des citoyens.

Macron attendu le 14 Juillet sur son programme post-Covid

Le réquisitoire de Charles Gave est plus qu’une simple critique : c’est un diagnostic de mort de l’élite française, un acte d’accusation pour trahison, et un appel viscéral à l’insurrection électorale. Que l’on adhère ou non à la virulence de ses propos, il est certain que l’économiste a mis le doigt sur les frustrations les plus profondes d’une partie des Français : le sentiment d’être gouverné par une classe non seulement incompétente, mais corrompue et dénuée d’amour pour son propre pays. Son intervention restera, sans nul doute, l’une des plus marquantes de la période, une déflagration verbale au cœur de l’establishment.