« Macron est un traître ! » : ça clashe très fort sur le plateau !

L’agriculture française au bord du gouffre : Un dialogue de sourds ?

Le climat social en France vient de franchir un nouveau palier de tension. Alors que les barrages d’agriculteurs se multiplient autour de la capitale, des Champs-Élysées à la Tour Eiffel, le débat politique s’enflamme. Sur le plateau de Radio Frontière, une confrontation rare a eu lieu entre Florian Philippo, président des Patriotes, et Pierre-Henri Carbonel, député UDR du Tarn-et-Garonne et lui-même agriculteur. Ce qui devait être un échange sur la crise agricole a rapidement tourné au procès du système européen et de la politique d’Emmanuel Macron, qualifiée par certains de véritable « trahison ».

L’enjeu est colossal : la signature imminente de l’accord avec le Mercosur. Pour les paysans français, c’est l’arrêt de mort de leur filière, une concurrence déloyale imposée par Bruxelles pour favoriser l’exportation de voitures allemandes au détriment de la viande bovine et des céréales françaises.

Le Frexit : Seule issue ou solution simpliste ?

Au cœur de cette joute verbale, une question divise : la souveraineté. Pour Florian Philippo, le constat est mathématique. Tant que la France restera sous la tutelle des traités européens, aucune politique agricole nationale ne sera possible. « Vous avez le destin d’une colonie », a-t-il lancé, fustigeant l’impuissance des députés qui votent des résolutions inutiles à l’Assemblée nationale pendant que les décisions se prennent sans eux à Bruxelles.

Face à lui, Pierre-Henri Carbonel incarne une position plus nuancée, mais révélatrice d’un malaise profond au sein de la droite traditionnelle. Tout en reconnaissant les dérives d’une Europe « à géométrie variable » dirigée par une Ursula von der Leyen jugée indéboulonnable, le député hésite. Il admet les limites du système mais craint qu’une sortie brutale ne soit une vision trop « simpliste ». Pourtant, en tant qu’éleveur et céréalier, il ne peut que constater les dégâts : une agriculture sous perfusion, étouffée par des normes environnementales que nos concurrents internationaux ignorent superbement.