MELONI EXPLOSE CONTRE VON DER LEYEN L’ITALIE MENACE DE QUITTER L’UE

Le 27 décembre 2025 restera sans doute gravé comme le jour où le projet européen a vacillé sur ses bases. Dans une déclaration d’une intensité rare, Georgia Meloni, la Première ministre italienne, a rompu avec des années de diplomatie prudente pour lancer une charge frontale contre Ursula von der Leyen et les instances dirigeantes de Bruxelles. Ce n’est plus seulement une dispute budgétaire ou migratoire ; c’est une remise en question totale de la légitimité démocratique de l’Union européenne.

Pendant deux ans, Georgia Meloni a joué le jeu. Celle qui, dans l’opposition, qualifiait l’UE de “prison bureaucratique” semblait s’être assagie une fois au pouvoir. On l’a vue sourire aux côtés d’Ursula von der Leyen, négocier des compromis et adopter une posture de partenaire fiable. Mais ce calme n’était qu’une façade stratégique. En coulisses, Meloni documentait méticuleusement ce qu’elle décrit aujourd’hui comme une dérive autoritaire sans précédent.

L’élément déclencheur de cette explosion de colère a été la condamnation de Marine Le Pen en mars 2025. Pour la dirigeante italienne, ce verdict n’est pas un simple acte de justice, mais l’illustration d’une “guerre juridique” (lawfare) coordonnée depuis Bruxelles pour éliminer les voix dissidentes. Selon Meloni, le système européen ne combat plus ses opposants par le débat d’idées, mais par l’instrumentalisation des tribunaux, privant ainsi des millions de citoyens de leur représentation politique.

Giorgia Meloni attend un changement de cap d'Ursula von der Leyen sur le  Green Deal | Euractiv FR