À Bruxelles, Séjourné est perçu comme moins influent que son prédécesseur. Alors que le portefeuille de Breton couvrait le numérique, la défense et l’espace, son successeur se concentre désormais sur un champ beaucoup plus restreint : stratégie industrielle et marché unique.
Cette perte d’influence française n’a pas échappé aux diplomates des autres pays, habitués à voir le deuxième plus grand État membre de l’UE imposer sa vision. La fragmentation politique et les querelles partisanes ont fragilisé la position de la France.
Par ailleurs, les efforts difficiles du gouvernement pour contenir la dette et le déficit ont suscité des plaisanteries chez certains diplomates : la France serait désormais “l’État membre le plus frugal”, un contraste saisissant avec sa tradition de dépenses publiques généreuses.
