Charisme ou autoritarisme ?
« Je pense que les Palois ont découvert la personnalité de François Bayrou à Matignon, analyse Jérôme Marbot. La personnalité politique en surplomb qui a toujours raison sur tout malgré tout le monde, ça ne passe plus. Et ça ne passe pas davantage à Pau qu’ailleurs. »
Lors de l’annonce de sa candidature, François Bayrou a mis en avant ses efforts sur la sécurité avec l’armement de la police municipale et la vidéosurveillance quand le candidat de l’union de la gauche donne la priorité à l’adaptation de la ville au dérèglement climatique, la protection du pouvoir d’achat des Palois et au renforcement des services publics. Il défend aussi une nouvelle gouvernance fondée sur la démocratie participative pour sortir de la verticalité « à la Bayrou ».
L’étude des comportements électoraux montre qu’il existe une prime au candidat sortant lors des scrutins municipaux. L’ancien Premier ministre, qui a été relaxé dans l’affaire des assistants parlementaires du Modem en première instance (la date de l’appel n’est pas encore connue), pourrait bien en bénéficier.
Toutes nos infos sur les municipales« C’est une bête politique qui a hérité de son prédécesseur André Labarrère [maire socialiste de Pau pendant trente-cinq ans] dans la manière de faire », estime Jean Petaux. Suivra-t-il aussi ses pas en matière de longévité ?
Le maire sortant va affronter six candidats au total : Jérôme Marbot pour l’union de la gauche (hors LFI) Jean-François Blanco, avocat dans l’affaire Bétharram, investi par la France Insoumise, Margaux Taillefer, candidate du RN passée par le parti d’Éric Zemmour, Pascal Boniface, à la tête d’une liste citoyenne, Philippe Arraou, ancien proche de François Bayrou sur une liste citoyenne également et Reynald Cronier, un souverainiste investi par Debout la France.
