Nucléaire : Iran et États‑Unis vont poursuivre les discussions après des négociations indirectes à Oman

Pas d’armes nucléaires pour Téhéran

La Maison Blanche a réaffirmé vouloir empêcher Téhéran de développer une bombe nucléaire, un projet que la République islamique a toujours nié.

La délégation américaine souhaite explorer la piste d’“une capacité nucléaire nulle” pour l’Iran, a précisé la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, rappelant que Donald Trump disposait “de nombreuses options en dehors de la diplomatie”.

“Ils négocient, ils ne veulent pas que nous les frappions”, a déclaré le chef de la Maison-Blanche jeudi. “Nous avons une grande flotte qui se rend là-bas “, a-t-il ajouté, en référence à un groupe de porte-avions qu’il a qualifié à plusieurs reprises d’“armada”.

Les États-Unis ont déployé dans la région un groupe naval dirigé par le porte-avions USS Abraham Lincoln.

Ces pourparlers surviennent moins d’un mois après une vague de protestations en Iran, déclenchée par l’hyperinflation et la forte hausse du coût de la vie, qui s’est rapidement transformée en manifestations contre le régime des mollahs.

Selon des groupes de défense des droits humains et des observateurs de l’Iran, ces mouvements ont été brutalement réprimés, avec un bilan pouvant atteindre 30 000 morts.

D’après l’ONG Human Rights Activists News Agency, près de 51 000 personnes auraient en outre été arrêtées.

Trump a d’abord menacé d’une action militaire contre Téhéran en réponse à la répression des manifestants et a assuré à ces derniers que “l’aide était en route”.

L’Iran a, de son côté, répété à plusieurs reprises qu’il riposterait en cas d’attaque et prévenu qu’un risque d’embrasement de toute la région.

Les États-Unis prévoyaient initialement d’organiser les discussions en Turquie, en associant les pays de la région et en élargissant l’ordre du jour au‑delà du nucléaire. Mais, selon une source régionale proche des négociations citée par l’AFP, ils ont changé de plan face aux demandes iraniennes.