Vers une nouvelle ère géopolitique
Ce que nous vivons est bien plus qu’une simple querelle budgétaire. C’est un basculement historique. Le consensus européen sur l’Ukraine, que l’on disait gravé dans le marbre, s’effrite sous le poids des nécessités de survie économique. Orbán a brisé l’illusion d’une unité de façade et force chaque pays membre à regarder la vérité en face.
L’Europe arrive à la fin d’une époque dominée par l’émotion et l’idéologie. Elle entre désormais dans une phase de pragmatisme froid où les choix seront difficiles et les vérités inconfortables. La question n’est plus de savoir si le système va changer, mais si les dirigeants actuels auront la lucidité de s’adapter avant que l’édifice ne s’effondre totalement.

Le cri d’alarme lancé depuis Budapest résonne comme un avertissement ultime : on ne peut pas construire une victoire sur les ruines de sa propre économie. Le jeu a changé, les anciennes règles ne s’appliquent plus, et l’histoire retiendra peut-être que c’est par la Hongrie que le retour à la réalité a commencé.
