Collecter « les preuves qui risqueraient de disparaître »
« Qu’un plancher s’effondre, ce n’est pas exceptionnel dans les immeubles d’un certain âge », poursuit-elle. Lorsque ce type de fait se produit, Hélène Abel commence par collecter « toutes les preuves qui risqueraient de disparaître ». « On fait une visite des lieux très détaillée et on prend de nombreuses photos. Après, on fait un long travail d’analyse de ces clichés. » Elle se penche aussi sur « l’historique de l’immeuble ». « De quand date-t-il ? Comment a-t-il été fait ? Quelle est son histoire ? Comment a-t-il été occupé ? Un immeuble est construit pour durer un certain temps, son âge joue beaucoup », souligne-t-elle.
L’experte s’intéresse ensuite « au moment du sinistre ». « Est-ce qu’il y avait des surcharges ? Combien de personnes étaient présentes ? Y avait-il des meubles, des aménagements ? Des cloisons supprimées dans les étages inférieurs ? Les planchers peuvent supporter une charge limite qui dépend de la destination des lieux, du commerce, du stockage, bureaux, salle de réunion, logement », pointe Hélène Abel.
