Une «mise en scène de haine politique»
Plusieurs élus du RN ont condamné les faits. Le député européen Matthieu Valet a accusé sur X «l’extrême gauche» de transformer le carnaval en «tribune de haine» et le député de l’Oise, Philippe Ballard, a condamné une «mise en scène de haine politique».
Selon une fiche de l’Institut culturel basque, la tradition de Saint Pansart (Zan Pantzar en basque) remonte au moins à 1587. Organisée un samedi de la «période grasse», qui précède celle du Carême, elle consiste en «une forme de théâtralisation (…) où se jouent les règlements de comptes, la mort et le deuil de l’année écoulée».
Dans ce cadre, Zan Pantzar, présent sous la forme d’un mannequin, est «jugé sur une place publique, symboliquement condamné et brûlé», précise cette fiche réalisée en 2020 à la demande du ministère de la Culture au titre de la mise en œuvre de la Convention de l’Unesco pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Il y a dix ans, les carnavaliers avaient brûlé une poupée à l’effigie de l’évêque de Bayonne, Mgr Marc Aillet.
