Le numérique, l’énergie, la défense et l’aéronautique le vent en poupe
À l’inverse, plusieurs secteurs majeurs se portent bien, et vont continuer à recruter dans les années à venir, comme ceux qui dépendent de l’économie numérique. C’est le cas des centres logistiques, avec de plus en plus d’implantations sur le territoire. Le secteur de l’énergie continue à se développer, comme le nucléaire et ses centrales, avec notamment Framatome qui fabrique les cuves, et Orano, l’ex-Areva. Les énergies renouvelables sont également en croissance, même si le solaire connaît des difficultés. L’économie circulaire, dont fait partie le recyclage, progresse également, avec des acteurs majeurs en France comme Veolia, Suez ou Paprec. De nouvelles filières vont également se créer, comme la récupération de terres rares qui composent les batteries électriques, avec le projet Carester à Lacq, près de Pau (Pyrénées-Atlantiques).
La défense et l’aéronautique continuent aussi à très bien se porter. “La France est le deuxième exportateur d’armes au monde”, rappelle Emmanuel Duteil, avec des acteurs majeurs comme Safran, Thales ou Dassault. L’aéronautique reste aussi une force, avec les nombreux sites d’Airbus, notamment à Toulouse (Haute-Garonne), Marignane (Bouches-du-Rhône), Saint-Nazaire ou encore Nantes (Loire-Atlantique).
Enfin l’industrie du luxe, et particulièrement de l’ultra-luxe, continue à se développer, avec le leader français LVMH, ou encore Hermès. Le secteur va continuer à se développer à l’international, notamment “dans les pays émergents comme l’Inde ou l’Afrique” où “les classes moyennes et aisées se développent”, selon Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste au cabinet conseil BDO. Elles vont “avoir plus de pouvoir d’achat, et à l’avenir, elles vont consommer du luxe”.
