Pourquoi est-il préférable de ne pas conserver les objets appartenant à un être cher défunt ?

Lorsqu’on perd quelqu’un qu’on aime profondément, tout en nous cherche à s’accrocher à ce qui reste. Une montre sur une commode, un pull qui porte encore son odeur, un livre annoté de sa main… Ces objets, devenus précieux en un instant, nous rassurent autant qu’ils ravivent la douleur. Mais est-ce vraiment la meilleure manière d’honorer sa mémoire ? Et si, au lieu de tout conserver, on choisissait autrement ?

Ces objets qui nous retiennent dans le passé

Garder les affaires d’un proche disparu, c’est un réflexe naturel, profondément humain. Mais ces objets, bien qu’empreints de tendresse, peuvent aussi devenir de lourds rappels de l’absence.

Pourquoi cela peut freiner le deuil ?

  • Chaque vêtement aperçu dans l’armoire ravive une absence, plutôt qu’un souvenir serein.
  • On peut ressentir de la culpabilité à l’idée de trier ou de donner, comme si cela revenait à “oublier”.
  • On repousse le moment de faire le tri, pensant que cela viendra plus tard… mais cela nous fige dans le passé.

L’objectif n’est pas d’oublier, mais de ne pas rester bloqué dans un quotidien qui n’est plus. Les souvenirs ne vivent pas dans une boîte à chaussures : ils vivent en nous.