La justice : Indépendante ou militante ?
L’échange s’envenime lorsque la question de l’indépendance de la magistrature est mise sur la table. Pascal Praud cite un communiqué du Syndicat de la magistrature appelant à se mobiliser contre l’extrême droite, suggérant que les juges pourraient être partiaux. Prisca Thévenot défend avec véhémence l’État de droit, rappelant que la justice est indépendante et que Marine Le Pen a elle-même déclaré avoir confiance en elle au début du procès.
“La justice n’est pas là pour dire à Marine Le Pen ce qu’elle a envie d’entendre,” insiste la députée. Elle rappelle qu’un recours est possible et que l’appel aura lieu à l’été 2026. Pour elle, la véritable crise démocratique surviendrait si les institutions et les décisions de justice n’étaient plus respectées par les responsables politiques eux-mêmes.
Le cri du cœur des électeurs
Le débat prend une dimension plus humaine avec l’intervention de Gilles, un auditeur et électeur fidèle du RN. Ce dernier exprime sa “consternation” et son sentiment d’être privé de sa candidate naturelle par “trois juges”. Il accuse la députée de “haine” envers son camp. Avec calme mais fermeté, Prisca Thévenot lui répond qu’il ne s’agit pas de haine, mais de respect de la loi. Elle tente de rassurer l’auditeur en précisant que le RN pourra toujours présenter un candidat en 2027, tout en maintenant que nul n’est au-dessus des lois, pas même une favorite des sondages.
Conclusion : Un dialogue de sourds ou un moment de vérité ?

Ce clash entre Prisca Thévenot et Pascal Praud illustre la fracture profonde qui traverse la société française. D’un côté, une défense rigoureuse des procédures judiciaires et de l’éthique politique ; de l’autre, une vision de la démocratie où le vote populaire primerait sur toute autre considération, y compris légale.
L’échange se termine dans une atmosphère électrique, chacun restant sur ses positions. Prisca Thévenot, malgré les interruptions incessantes, aura réussi à pointer les contradictions du RN, tandis que Pascal Praud aura donné une voix à la colère d’une partie de l’électorat. Une chose est sûre : le chemin vers 2027 sera semé d’embûches judiciaires et de débats passionnés qui ne font que commencer.
