
Procès en appel de Marine Le Pen : un risque d’ingérence américaine ?
Selon des sources de l’hebdomadaire allemand, l’administration Trump aurait songé, en mars dernier, à imposer des sanctions contre trois magistrats ayant traité le procès. L’administration américaine leur reprocherait la “censure” qu’ils feraient sur la présidente du RN.
Selon Der Spiegel, l’administration Trump songeait également, il y a plusieurs mois, à sanctionner des fonctionnaires allemands pour avoir classé comme “parti d’extrême droite” l’AfD.
Quelques jours après la condamnation de Marine Le Pen en première instance, Donald Trump avait estimé que la présidente du RN était victime d’une “chasse aux sorcières” par des “gauchistes européens qui se servent de l’arme judiciaire pour faire taire la liberté d’expression”. Donald Trump n’avait cité ni l’exécutif, ni la justice française.
L’administration américaine n’a ni confirmé ni infirmé avoir réfléchi à des sanctions contre des magistrats français.
Le président du tribunal judiciaire de Paris lance néanmoins un appel à “nous élever contre la possibilité même que cela puisse être imaginé.”