C’est en effet ce qu’elle confiait à BFMTV, ce samedi 3 janvier 2026, alors que son fils est porté disparu depuis trois jours et qu’il pourrait bien faire partie des “cinq jeunes qui sont actuellement dans un hôpital”. “Je vous avoue que nous, les parents, on commence à être fatigués, on commence à être agacés, on sent que les informations ne sont pas toutes justes. Et la colère commence à monter”, s’insurgeait-elle auprès de nos confrères. Pour elle, ce silence est causé par la “peur de nous donner de faux espoirs”. “Mais nous sommes plus de trente parents actuellement qui cherchons nos enfants, on sait bien qu’il n’y en a que cinq qui auront la chance d’être auprès de leurs enfants. On est conscients, on est lucides ! Mais par contre, ces cinq enfants, ces cinq jeunes, ces cinq humains, ils sont seuls dans un lit d’hôpital avec des souffrances atroces, ils ont besoin d’avoir leurs proches à côté d’eux. Ils ont besoin d’entendre la voix de leurs proches, de leurs parents, de leur maman”, poursuivait-elle.
Concernant son fils, elle continuait, visiblement très touchée : “si mon Arthur est là et qu’il en décède dans quelques jours dans n’importe quel hôpital et que j’apprends qu’il est décédé seul alors qu’il est arrivé vivant dans cet hôpital, mais comment je peux vivre avec ça ?” Et de conclure, les larmes aux yeux : “ça veut dire que mon enfant aurait été transféré dans un hôpital certes, gravement blessé certes, mais vivant. J’aurais pu être à ses côtés, j’aurais pu lui parler, l’aider, et qu’il n’en sorte pas vivant et qu’il décède seul ? C’est inconcevable.”
💬 “Si j’apprends que (mon Arthur) est décédé seul, comment je pourrais vivre avec ça?”
La colère d’une mère qui cherche son fils disparu après l’incendie de Crans-Montana pic.twitter.com/kPo7V1ZwLG
— BFM (@BFMTV) January 3, 2026
Incendie à Crans-Montana : 14 Français décomptés parmi les victimes
Deux jours après le terrible incendie du bar de nuit Constellation, qui fêtait le 31 décembre 2025 les 10 ans de son inauguration à l’occasion d’un réveillon de la Saint-Sylvestre bondé, la station de Crans-Montana est en deuil : en tout, 40 morts et 119 blessés ont été recensés, dont 16 Français. Les autorités annoncent aussi que neuf autres ne sont “pas encore localisés”. En attendant, les avis de recherche se multiplient sur les réseaux sociaux afin de retrouver celles et ceux qui pourraient faire partie des victimes de cette macabre soirée. Ce samedi 3 janvier, on apprenait de la police cantonale du Valais que les corps de quatre Suisses, dont deux mineurs, ont été identifiés et remis à leurs familles : l’« important travail d’identification » mené « par la police cantonale valaisanne, le DVI (Disaster Victim Identification) et l’Institut de médecine légale a permis d’identifier, à ce stade, deux Suissesses âgées de 21 et 16 ans et deux Suisses de 18 et 16 ans », a affirmé la police dans un communiqué, cité par Le Monde.
