Régularisation de la tech : Washington interdit de visa Thierry Breton et quatre autres personnes

Berlin et Madrid ont également condamné ces sanctions. De son côté, la Commission européenne a assuré que la “liberté d’expression est un droit fondamental en Europe et une valeur fondamentale partagée avec les États-Unis dans l’ensemble du monde démocratique”.

La lettre qui a tout déclenché
Pour imposer ces sanctions, Washington s’est appuyé sur une lettre que Thierry Breton a envoyé à Elon Musk, propriétaire de X, en août 2024, quelques jours avant que le milliardaire n’accorde une interview à Donald Trump, alors candidat à la présidence des États-Unis.

Dans cette lettre, Thierry Breton prévenait Elon Musk en assurant qu’il devait se conformer à la loi sur les services numériques.

Sarah Rogers a alors accusé Thierry Breton d’avoir “rappelé de manière inquiétante à Elon Musk les obligations légales de X” et les “procédures formelles” en cours pour non-respect présumé des exigences en matière de “contenu illégal” et de “désinformation” en vertu de la loi sur les services numériques.

En février, lors d’un de ses premiers grands discours, le vice-président américain J.D. Vance a critiqué ce qu’il a décrit comme des efforts de censure en Europe.

Il a affirmé que les dirigeants avaient “menacé et intimidé les entreprises de réseaux sociaux pour qu’elles censurent les soi-disant fausses informations”, citant l’exemple de la théorie de la fuite du laboratoire Covid-19.