Salaire, temps de travail, retraite… les (gros) avantages des cheminots SNCF face au privé

Prestations sociales et facilités de transport

Mais les cheminots bénéficient d’autres avantages parfois non négligeables : une médecine de ville quasi-gratuite grâce à un régime spécial de sécurité sociale ainsi que des allocations familiales versées par l’entreprise ferroviaire. Celles-ci sont non soumises à l’impôt sur le revenu et peuvent atteindre 330 euros pour un troisième enfant, détaille le site Fipeco. Son financement est assuré par une cotisation patronale atteignant 0,9 % du salaire brut.

Un certain nombre de billets de train à tarif préférentiel sont également alloués aux agents en activité et aux retraités, ainsi qu’à certains membres de leurs familles. Ce sont les fameuses “facilités de circulation” : les conjoints des cheminots et leurs enfants (jusqu’à l’âge de 21 ans) disposent d’une quinzaine de trajets pour lesquels ils n’auront à payer que la réservation. Au-delà, ils ont jusqu’à 90 % de réduction sur le prix d’un billet. Ces facilités sont également accordées, dans une moindre mesure, aux ascendants de l’agent. Ces facilités de circulation représentent un coût de 550 euros par agent (y compris retraité) pour la SNCF. L’entreprise de chemins de fer dispose également d’une filiale logements qui abrite environ 100.000 cheminots, rapporte le site Fipeco.

Une durée de travail inférieure à celle du privé

Les cheminots travaillent-ils alors plus que les salariés du privé ? Pas vraiment. Même si les personnels roulants et certaines autres catégories d’emplois travaillent souvent en horaires décalés, dimanche et jours fériés inclus, la durée annuelle du travail à temps complet des salariés sédentaires de l’entreprise ferroviaire est relativement proche de celle des fonctionnaires, et donc moins importante que la durée de travail des employés du secteur privé : entre 1.568 et 1.589 heures par an, contre 1.708 heures dans le privé. Une catégorie de cheminots bénéficient d’une durée annuelle de travail à temps complet encore un peu plus faible, souligne Fipeco : il s’agit des conducteurs de trains (1.409 heures).