Le journalisme comme contre-pouvoir vital
Au-delà des affaires, cet entretien est un vibrant plaidoyer pour la liberté de la presse. Face aux attaques d’une classe politique qui utilise “un langage de voyou” pour disqualifier les journalistes, Plenel défend le rôle de Mediapart : lever les lièvres. “Nous ne sommes pas des juges, nous sommes des révélateurs d’intérêt public.”
Le succès de Mediapart, avec ses 150 000 abonnés à l’époque, prouve que les citoyens ont soif de vérité. Dans un monde saturé par la “politique de la peur” et les amalgames faciles, l’information indépendante reste le seul rempart contre l’arbitraire des puissants. Plenel conclut sur une note d’espoir : la vérité finit toujours par émerger. Ce ne sont ni les médias ni les juges qui font tomber les hommes, ce sont les faits, froids et têtus.

L’histoire retiendra peut-être que ce n’est pas par la force du verbe, mais par la rigueur des dossiers que l’un des hommes les plus puissants de France a trouvé ses limites. Une leçon de démocratie qui rappelle que personne, pas même un ancien président, n’est au-dessus de la loi et de la transparence.
