La rue prend le relais

Alors que la Bourse de Paris dévisse et que les agences de notation menacent de dégrader la note de la France, la contestation a quitté les écrans pour investir le pavé. De Paris à Marseille, des manifestations spontanées éclatent, marquées par des affrontements violents avec les forces de l’ordre. Les syndicats appellent à une grève générale illimitée, paralysant les transports et les écoles. Les agriculteurs, eux, bloquent les axes stratégiques avec leurs tracteurs, créant un blocus national sans précédent.
Dans ce chaos, Marine Le Pen semble avoir réussi son pari : se placer comme l’unique recours face à un système qu’elle décrit comme corrompu. Qu’il s’agisse d’un calcul électoral millimétré pour 2027 ou d’une réelle volonté de justice, le résultat est identique : le pouvoir exécutif est paralysé.
L’heure est désormais aux enquêtes judiciaires et aux motions de censure. Emmanuel Macron sortira-t-il indemne de ce tourbillon ? Rien n’est moins sûr. Une chose est certaine : le contrat de confiance entre le peuple et ses dirigeants est rompu. La France ne demande plus seulement des explications, elle exige des comptes et une vérité qui, selon les mots de Marine Le Pen, “finira par tout emporter sur son passage”.
