Sénégal – Maroc : La Confédération africaine peut-elle enlever son titre de champion d’Afrique au Sénégal ?

L’article 84 de ce même règlement enfonce le clou : « L’équipe qui enfreint les dispositions des articles 82 (et 83) sera définitivement exclue de la compétition. Elle perd le match 3-0 (…) D’autres mesures pourront être prises par la Commission d’organisation », peut-on y lire.

Sauf que dans les faits, les choses sont plus subtiles que ça, comme toujours. Principal argument en faveur du Sénégal, toute l’équipe n’est pas rentrée aux vestiaires. Sadio Mané est en effet resté sur la pelouse, se demandant pendant de longues minutes quelle attitude adopter, avant de finalement rappeler tous ses coéquipiers à la raison.

MONSIEUR Sadio Mané, héros sénégalais à plus d'un titre.
MONSIEUR Sadio Mané, héros sénégalais à plus d’un titre.  - Mosa’ab Elshamy/AP/SIPA

Avec ce geste de classe, le numéro 10 des Lions de la Teranga, élu meilleur joueur de la compétition, a peut-être sauvé les siens. Interrogé par L’Equipe ce lundi, l’ancien sifflet français Frank Schneider, aujourd’hui conseiller de l’OM en matière d’arbitrage, estime que son homologue congolais qui officiait sur cette finale, contrairement aux deux situations précédentes (le but refusé au Sénégal et le penalty accordé au Maroc), a bien géré la situation :

« « L’arbitre a fait une gestion de crise comme il a pu […]. Attendre que l’équipe se raisonne était certainement l’une des meilleures stratégies qu’il pouvait adopter dans ce cas de figure. C’était la moins mauvaise décision, sinon le match n’aurait pas repris. » »

Et un match qui ne reprend pas, surtout quand il s’agit d’une finale, « c’est toujours très compliqué ensuite, avec des conséquences dramatiques », ajoute Schneider. Un bon point, donc, cette fois, pour Jean-Jacques Ndala Ngambo.