« Si tu bois pas… » La justice se penche sur le bizutage mortel d’un étudiant en médecine à Lille

Trois organisateurs et l’université poursuivis

Au-delà de la mort tragique de leur fils, les parents de Simon ont fait de la lutte contre les bizutages un combat. « Notre objectif, lors du procès, est de faire comprendre aux organisateurs que leurs traditions insensées […] mettent leurs bizuts en position de grands dangers », insiste Daniel. C’est d’ailleurs au grand dam de la famille du jeune homme que les trois organisateurs mis en cause seront jugés pour « bizutage » et non pour « mise en danger de la vie d’autrui ».

Notre dossier sur le bizutageL’université de Lille est aussi poursuivie dans ce dossier. Notamment parce que les plaignants estiment qu’elle a failli dans son devoir de prévention, qu’elle n’a pas rappelé l’existence de la charte ministérielle, qu’elle ne s’est pas renseigné sur le lieu et la date de la soirée ni sur la quantité d’alcool et la maîtrise de sa distribution.