Les trois plaies de la colère française
L’effondrement de la confiance présidentielle et la montée vertigineuse du RN ne sont pas le fruit du hasard, mais la conséquence directe de la gestion des crises qui minent le quotidien des Français. Les facteurs de cette « rébellion » sont triples et puissamment émotionnels :
L’Inflation Galopante et la Vie Chère : Le sentiment que l’inflation fait exploser les prix de mois en mois sans qu’aucune mesure gouvernementale efficace ne soit prise est omniprésent. L’inquiétude économique est le moteur de la perte de confiance.
La Crise Énergétique et le Poids des Factures : La politique énergétique chaotique se traduit par des factures d’électricité “absurdement élevées” qui étranglent autant les ménages que les entreprises. Cette insécurité énergétique s’ajoute au fardeau économique.
Le Chaos Migratoire et l’Insécurité : La politique d’immigration est jugée “chaotique” et a définitivement brisé la confiance des citoyens. Beaucoup de Français ont le sentiment que l’ordre, la sécurité et la prévisibilité ont disparu depuis trop longtemps.
Macron avait promis d’apporter de l’ordre, mais ce que les gens ressentent aujourd’hui est l’exact opposé : le chaos, la division, et une impuissance totale du pouvoir en place.
L’implosion de la majorité : Fissures profondes jusqu’aux fondations
Le désastre des sondages a immédiatement provoqué une implosion au sein même de la coalition au pouvoir (Renaissance, PS et Modem). Ce qui n’était que de petites querelles se transforme en de profondes fissures qui menacent les fondations du gouvernement.
Le phénomène le plus frappant est l’effondrement de la base partisane d’Emmanuel Macron, illustré par la courbe des départs qui ne cesse de grimper chez Renaissance. Un mécontentement particulièrement vif s’exprime au sein des « Jeunes avec Macron », qui ont le sentiment que Renaissance et le PS fusionnent en un « parti cartel » ne s’occupant plus que de ses propres intérêts. L’indignation a atteint son comble après un extrait vidéo montrant Macron se rapprochant à nouveau de personnalités comme Wolf Gangveimer, continuant de soutenir des ONG tandis que les Français souffrent des conséquences des crises à la maison.
Le président du Rassemblement National, Jordan Bardella, s’est immédiatement saisi de ces chiffres pour asséner un coup fatal au gouvernement, écrivant qu’« Une coalition qui n’a plus de majorité propre a échoué ». Il dénonce un gouvernement minoritaire maintenu par la « grâce » du soutien indirect de La France Insoumise, une humiliation complète pour Renaissance.
