Une rencontre déterminante avec Jackie Kennedy
Dans les années 1960, Rome devient une succursale d’Hollywood grâce aux studios de Cinecitta. Anita Ekberg, Sofia Loren, Liz Taylor s’habillent chez lui. Sa première collection en 1962, au palais Pitti à Florence, est signée de son emblématique rouge impérial, le rouge « Valentino ».
Sa rencontre avec Jackie Kennedy en 1964 est déterminante. Il lui refait sa garde-robe et elle choisit, pour se marier avec Onassis en 1968, un modèle ivoire réhaussé de dentelle tirée de sa fameuse « Collection blanche ». Le succès est immense aux Etats-Unis. En 1970, il est le premier couturier italien à ouvrir une boutique à New York.
Dès lors, Valentino, considéré comme le porte-parole de la haute-couture de son pays, associe l’artisanat italien, la couture française et le prêt-à-porter américain.
Ses créations, cousues entièrement à la main dans des matières nobles et à même la peau, épousent la silhouette avec des points d’ancrage aux épaules et à la taille. Pour lui, « une femme doit faire tourner les têtes quand elle entre dans une pièce ». Le créateur choisit en 1989 de ne plus défiler à Milan mais à Paris qu’il adore et où il reçoit la légion d’honneur en 2006.
Après avoir célébré avec faste ses 45 ans de carrière en 2007 et clôturé son dernier défilé dans les larmes, Valentino prend sa retraite en janvier 2008. « Valentino sera le dernier d’une lignée de grands noms à avoir apposé son nom à une marque capable de définir la différence entre hier et aujourd’hui », affirmait alors Giancarlo Giammetti.
