Un coup de foudre qui tourne au vinaigre. Un mois après avoir dit “oui” à l’homme de sa vie, Sylvie* (34 ans) a fait le choix de demander le divorce. En cause : une terrible trahison.
Comme beaucoup d’histoires d’amour, celle-là commence dans un bar. On est en Espagne, c’est la fin d’après-midi, je prends un verre en terrasse avec une amie. Un homme passe par là, mon amie le reconnaît, ils se mettent à discuter. C’est comme ça que j’ai rencontré Juan* : un lover d’Amérique du Sud aux cheveux noirs, à la peau bronzée, grand et bien habillé… À 25 ans, j’ai vécu mon premier coup de foudre.
Un flash réciproque, je pense, puisqu’il a demandé mon numéro le soir même. Après 2 semaines à s’échanger des messages, notre premier rendez-vous a été magique : nous nous sommes retrouvés au bord de la mer, avec nos serviettes de plage et une bonne bouteille. Juan était poli, attentionné et gentil ; moi, j’étais persuadée d’avoir déniché le Prince Charmant.
“J’avais 100 % confiance en lui : nous parlions mariage et vie de famille”
De fil en aiguille, nous nous sommes mis en couple et nous avons emménagé ensemble. Durant quelques années, j’ai vécu sur un petit nuage : j’avais 100 % confiance en Juan, nous commencions même à parler mariage et vie de famille.
Mais 3 ans après notre rencontre, j’ai pris la décision de rentrer vivre en France : une difficulté professionnelle m’y obligeait. J’ai proposé à Juan de me suivre, le cœur au bord des lèvres. Car s’il choisissait de rester en Espagne, c’était la fin de notre histoire : je ne voulais pas d’une relation à distance. Heureusement, il a accepté de déménager avec moi.
Sauf que… Juan est citoyen de la Colombie. Aux yeux de l’administration, il ne peut donc pas prétendre à un titre de séjour français. Pendant 6 mois, nous avons lancé plein de démarches, en vain. “Nous n’avons pas de traité avec ce pays. La seule option qu’il vous reste, c’est le mariage”, m’a-t-on expliqué à la préfecture. J’ai donc épousé Juan le 11 mai 2019. Moi j’étais comblée, heureuse de me marier avec l’homme de ma vie.
Pour “régler tous les papiers”, Juan m’a expliqué qu’il devait retourner rapidement en Espagne – le 20 mai, il était déjà parti. Moi, je travaillais : je n’ai pu le rejoindre qu’à la fin du mois. Et là… ça a été la douche froide.
