Mardi, les vents donc ont atteint jusqu’à 300 km/h en Jamaïque, faisant de Melissa la tempête tropicale la plus puissante de l’année 2025 dans le monde, selon une analyse de l’AFP basée sur les données de la NOAA, l’agence américaine d’observation océanique et atmosphérique. Les autorités cubaines ont, de leur côté, annoncé l’évacuation de 735 000 personnes, principalement dans les provinces orientales de Santiago de Cuba, Holguín et Guantánamo.
© Shutterstock/FelixMizioznikovCuba et la Jamaïque touchées.
Les trois régions françaises touchées par la tempête Melissa
Et si la tempête Melissa ne passera pas sur le territoire français, elle va influer sur notre météo. En effet, à son approche, la tempête perturbe la circulation atmosphérique au-dessus de l’Atlantique. Ce déséquilibre peut engendrer un phénomène de “blocage” – autrement dit, la formation d’un anticyclone – qui freine la progression normale des masses d’air, explique Météo-France. Lorsque ce blocage s’installe, il empêche les courants océaniques doux d’atteindre l’Europe de l’Ouest, favorisant alors l’arrivée d’un air plus froid venu du nord ou de l’est, et donc une chute des températures sur la France.
Le système post-tropical issu des restes de Melissa conserve une forte charge d’humidité. S’il venait à se rapprocher des côtes françaises, il pourrait engendrer des rafales soutenues, en particulier sur les zones littorales. La Bretagne, les Pays de la Loire et la Nouvelle-Aquitaine – notamment la Vendée et la Charente-Maritime – figureraient parmi les régions les plus exposées.
