Thierry Lhermitte et Brad Pitt : quel est le point commun très handicapant entre les deux acteurs ?

Se raccrocher à des détails périphériques

Dès lors, comment gérer le casse-tête du quotidien dans la peau d’un prosopagnosique ? Brad Pitt lassé d’être pris pour un prétentieux irrespectueux a fini par faire de guerre lasse son coming-out en 2013 avouant son handicap au magazine Esquire. “Il y a tellement de gens qui me détestent […] J’ai fini par me dire je vais affronter ça, je vais expliquer ce qui se passe et je vais demander aux gens “Ok, pouvez vous me dire où l’on s’est déjà rencontrés ?” Mais ça n’a fait qu’empirer les choses, les gens se sentaient encore plus offensés“. Il concluait tristement l’entretien avouant : “c’est pour ça que j’aime mieux être seul.

Une situation forcément familière pour Thierry Lhermitte qui connaît lui aussi de grands moments de solitude : “Quand pour la troisième fois, je me présente à quelqu’un qui m’a pourtant déjà dit dix minutes avant, “Je vous ai déjà vu”, c’est horrible. Je mets alors cela sur le compte de la blague. En fait, c’était sincère.” Alors comment font les prosopagnosiques pour savoir qui les entourent ? Ils s’attachent aux détails périphériques, une barbe, un parfum, une coupe de cheveu, un grain de beauté, et évidemment la voix… Si cette maladie interdit à ceux qui en souffrent certains métiers (serveurs, contrôleur, videur ou agent de sécurité à l’aéroport) rien ne les empêche en revanche de faire celui d’acteur. Et ça c’est quand même une sacrée chance pour le public !