TRUMP PANIQUE : RÉVOLTE DES SÉNATEURS SUR CES POUVOIRS DE GUERRE

Le Congrès Reprend ses Droits : Au-delà de la Défense

La rébellion ne s’arrête pas aux questions de guerre. Elle s’étend aux finances de l’État. Le Congrès vient de rejeter massivement les coupes budgétaires drastiques que Trump voulait imposer à la science et à la recherche fondamentale. Alors que la Maison Blanche exigeait des coupes de plus de 50 % dans certains secteurs comme la National Science Foundation, les républicains se sont alliés aux démocrates pour maintenir, voire augmenter, ces budgets.

Donald Trump rebaptise le ministère de la Défense en « ministère de la  Guerre » et veut envoyer un message « de force » - RTL Info

Le message envoyé est limpide : “Trump peut exiger, mais le Congrès n’a plus l’obligation d’obéir”. Ce changement est sismique. Le pouvoir n’est pas seulement une question de décrets, c’est une question d’attentes. Une fois que les législateurs cessent de craindre les conséquences de leur défiance, toute la structure autoritaire vacille.

L’Ombre de 2028 et la Fin d’un Mythe

Le véritable danger pour Donald Trump réside dans la question que tout Washington commence à poser : “Que se passe-t-il après lui ?”. Dès qu’un mouvement politique commence à planifier l’avenir sans son leader, le pouvoir de ce dernier s’estompe. Les sénateurs regardent les sondages, voient les marges se réduire et réalisent que l’étiquette “MAGA” n’est plus une garantie de victoire, mais parfois un fardeau.

Trump, qui a toujours compté sur la peur et l’inévitabilité de son ascension, fait face à sa plus grande crainte : l’insignifiance. Ses sorties provocatrices sur l’achat du Groenland par la force ou ses menaces contre des alliés de l’OTAN ne sont plus perçues comme des stratégies audacieuses, mais comme du bruit destiné à masquer son déclin. Les leaders mondiaux et les élus américains commencent à séparer le spectacle de la réalité.

En conclusion, ce que nous observons au Sénat n’est pas une simple péripétie législative. C’est l’érosion lente et inexorable d’un système de pouvoir basé sur l’intimidation. Les hommes forts ne tombent pas toujours lors d’une élection fracassante ; ils tombent souvent lorsque leurs partisans cessent de croire en leur force. En ce moment même, à Washington, cette croyance s’évapore, vote après vote, appel après appel. Le futur de la politique américaine est en train de s’écrire, et pour la première fois depuis longtemps, il s’écrit sans que Donald Trump ne tienne la plume.