L’insécurité galopante : Les chiffres que l’on veut cacher
Loin des discours lénifiants, Mathieu Valet s’appuie sur des statistiques alarmantes pour illustrer ce qu’il nomme « l’ensauvagement » du pays. Depuis 2016, les chiffres parlent d’eux-mêmes : une hausse de 28 % des homicides et un bond spectaculaire de 59 % des tentatives d’homicide. Le député européen souligne une réalité statistique souvent taboue : le poids disproportionné des étrangers dans la délinquance. Selon les rapports du ministère de l’Intérieur qu’il cite, bien que représentant 7,7 % de la population, les étrangers comptent pour 18,5 % des mis en cause pour crimes et délits, et plus de 50 % des vols avec violence dans les grandes agglomérations comme Paris ou Marseille.
Pour Valet, ces chiffres ne sont pas des abstractions, mais des vies brisées : Lola, 12 ans, martyrisée par une ressortissante sous OQTF ; Philippine, violée et tuée au bois de Boulogne par un individu qui n’aurait jamais dû être sur le territoire. « Philippine ou Lola seraient encore vivantes si ces OQTF avaient été réellement expulsées », s’indigne-t-il, dénonçant un taux d’exécution des expulsions dérisoire, inférieur à 10 %.
La “Censure” des faits divers : Un déni démocratique
L’autre grand combat de Mathieu Valet concerne la liberté d’informer. Il s’insurge contre un amendement porté par des députés de gauche (Sandrine Rousseau, François Ruffin, entre autres) visant à réduire la place des faits divers dans l’audiovisuel public. L’objectif affiché par ces élus est de lutter contre un sentiment d’insécurité qui ferait le jeu de « l’extrême droite ».

Pour l’ex-policier, cette tentative est une forme de « fascisme » éditorial. « La gauche a un problème avec la réalité de la violence », affirme-t-il. En voulant occulter les drames quotidiens, le pouvoir et ses alliés pratiqueraient une « indignation à géométrie variable ». Il est, selon lui, inacceptable que l’on puisse pleurer pour certaines victimes tout en minimisant le calvaire de Thomas Crépol, massacré à Crépol, ou de Matis, tué par un mineur afghan.
