La NUPES au bord de la rupture
Cette position n’isole pas seulement LFI face aux médias, mais aussi au sein de sa propre alliance, la NUPES. Les réactions ne se sont pas fait attendre. Anne Hidalgo, figure du Parti Socialiste, a fustigé une « mésalliance » avec Jean-Luc Mélenchon, qualifiant son refus de condamner le Hamas comme une organisation terroriste d’« insoutenable ».
À l’intérieur de l’hémicycle, le fossé s’est creuśé de manière symbolique. Lors d’un hommage aux victimes où l’ensemble des députés s’est levé pour applaudir et condamner la barbarie, les membres de la France Insoumise sont restés assis, immobiles. Ce silence visuel a marqué les esprits plus que n’importe quel discours, renforçant l’image d’un parti en décalage complet avec le reste de la représentation nationale.
Une fin de séance sous haute tension

La confrontation s’est terminée de manière abrupte. Après plus de trente minutes de tension, Mathilde Panot et son équipe ont quitté la salle, invoquant une limite de temps de 15 minutes, un argument rapidement contredit par les faits puisque l’intervention avait déjà largement dépassé cette durée.
En coulisses, les micros ont saisi des échanges révélateurs d’un profond agacement. « On n’est pas des paillassons », lance un membre de l’entourage de LFI aux journalistes qui tentaient de poser d’ultimes questions. Ce départ précipité laisse derrière lui un sentiment d’inachevé et une question qui continue de hanter le débat public : pourquoi une telle difficulté à nommer l’évidence ?
