Face à lui, Jean-Luc Mélenchon reste sur sa ligne de conduite. Il dénonce une police qu’il juge “aux ordres” et non au service de la nation, pointant du doigt les 32 personnes éborgnées durant le mouvement des Gilets Jaunes. Pour l’homme politique, l’action de la police actuelle est un “échec total”. Il fustige une corporation qui s’autocontrôlerait via l’IGPN (l’Inspection Générale de la Police Nationale), malgré les chiffres rappelant que des milliers de signalements sont traités chaque année.
L’échange est devenu personnel lorsque Mélenchon a exhumé une ancienne affaire impliquant le policier, tentant de le discréditer. Une manœuvre que Yannick a qualifiée de “bassesse de débat”, expliquant avoir agi pour désarmer un individu violent.
Conclusion : Quel avenir pour la police républicaine ?
Ce face-à-face illustre la fracture profonde qui traverse la société française. D’un côté, une vision politique qui réclame une refonte totale de l’institution policière, la jugeant structurellement violente. De l’autre, des hommes et des femmes de terrain qui se sentent abandonnés par une classe politique qui ignore les réalités du “17” et de la délinquance de rue.
Si 73 % de la population déclare encore aimer sa police, l’exigence de justice et de déontologie reste forte. Mais comme le rappelle ce policier de la BAC, avant de philosopher sur les structures, il faut s’assurer que quelqu’un répondra toujours présent lorsqu’une victime crie à l’aide dans le silence de la nuit. La sécurité des Français n’est pas qu’une affaire de statistiques ou de slogans ; c’est, avant tout, une question de présence humaine sur le bitume.
