La peine de mort connaît une « augmentation alarmante », a alerté lundi le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk. « La peine de mort n’est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et peut conduire à l’exécution d’innocents », a-t-il rappelé. Alors que la tendance continue d’évoluer vers l’abolition, certains Etats multiplient les recours à la peine capitale.
En 2024, d’après les derniers chiffres d’Amnesty International publiés en avril 2025, plus de 1.500 personnes ont été exécutées dans 15 pays. Un nombre d’Etats appliquant la peine de mort très bas pour un nombre d’exécutions qui a atteint son plus haut niveau depuis 2015. Grâce aux données de l’ONU, d’ONG et de la Coalition mondiale contre la peine de mort, voici une liste des plus grands bourreaux.
La Chine
Selon Amnesty International, la Chine est le pays où la peine de mort est le plus pratiquée dans le monde. En 2024, elle estime que plus de 1.000 personnes ont été exécutées dans le pays, bien que le gouvernement chinois classe les statistiques relatives à la peine capitale comme un « secret d’État ».
« Le recours à la peine de mort demeure opaque, ce qui rend difficile l’obtention de chiffres précis », confirme Volker Türk. Certaines informations filtrent néanmoins sur des cas précis. En décembre dernier, par exemple, un ancien dirigeant financier a été exécuté pour corruption. En septembre, ce sont onze membres d’une même famille qui ont été condamnés à mort pour « cybercriminalité ».
La situation est similaire en Corée du Nord, où les chiffres manquent. La Coalition mondiale contre la peine de mort estime néanmoins que 5 personnes ont été exécutées en 2025 à Pyongyang et que 1.000 personnes ont été condamnées à mort.
