Une équipe de chercheurs de São Paulo, au Brésil, vient de retracer l’origine d’un champignon tueur de grenouilles. Il pourrait s’agir de l’une des maladies les plus redoutables du monde vivant.

La mondialisation, cause principale des épidémies

Cette observation constitue, à ce jour, l’unique piste pour endiguer l’épidémie puisqu’aucun traitement n’est pour l’instant efficace. La seule arme consiste à contenir l’épidémie en évitant de contaminer de nouvelles zones. Cette étude révèle qu’il est urgent de mieux contrôler et tester les cuisses de grenouilles vendues à travers le monde.

En Europe, la quasi-totalité des cuisses de grenouilles est importée d’autres continents. Il serait nécessaire d’imposer des tests systématiques, avec la même vigilance que pour les maladies touchant les oiseaux ou les bovins. Il serait judicieux également de soutenir les quelques éleveurs français de grenouilles, aujourd’hui en très petit nombre et confrontés à une concurrence massive.

Plus globalement, cette étude montre comment le commerce international d’animaux contribue à la mondialisation des épidémies, un argument supplémentaire pour encourager les élevages locaux.