Une nouvelle décision gouvernementale provoque un tollé – L’Europe a les yeux rivés sur l’Italie

Des partis au pouvoir comme Fratelli d’Italia et la Ligue présentent ce programme comme un « rempart contre la sexualisation précoce ». Les associations de mères saluent le fait que la conversation et la transmission des valeurs soient désormais réintroduites « au sein des familles ». Matteo Salvini a même parlé d’une « victoire du bon sens sur les pressions des lobbies bruxellois ».

Les associations catholiques se félicitent également que les ONG extérieures n’aient plus d’accès direct aux salles de classe. Selon elles, cela empêche les discours militants d’influencer les programmes scolaires. Les sondages réalisés par la presse conservatrice montrent également qu’une majorité est actuellement favorable à une plus grande implication des parents. Cependant, les voix dissidentes se font de plus en plus entendre.

Des organisations de défense des droits humains comme Amnesty International alertent sur le fait que cette interdiction pourrait rendre les élèves LGBT invisibles et aggraver le risque de suicide, déjà élevé. Des enseignants soulignent que les victimes de harcèlement scolaire cherchent souvent de l’aide pour la première fois au collège – et c’est précisément là qu’une injonction de silence risque d’instaurer un climat d’omerta.

Les psychologues estiment que le concept gouvernemental d’« éducation adaptée à l’âge » est partial : si des enfants de onze ans sont déjà confrontés à la sexualité en ligne, l’éducation sexuelle dispensée à l’école est essentielle pour leur permettre d’agir de manière responsable. Lors de veillées organisées dans tout le pays, les militants soulignent également que cette interdiction porte atteinte au droit à l’information, pourtant inscrit dans la Convention du Conseil de l’Europe. Mais l’Italie est-elle un cas isolé ?