Vaccins anti-Covid-19 : quels sont les derniers effets secondaires recensés ?

Le vaccin Pfizer associé à un risque faible mais réel de cardite

La cardite est une inflammation du cœur le plus souvent provoquée par une infection virale, bactérienne ou parasitaire. Les formes les plus courantes sont la myocardite et la péricardite.

Pour les besoins de travaux publiés le 25 janvier 2022 dans Annals of Internal Medicine, les chercheurs ont évalué les risques de cardite associés au vaccin Pfizer. Ils ont ainsi suivi 160 patients de plus de 12 ans hospitalisés pour cause de cardite et 1.533 patients hospitalisés mais qui ne souffraient pas de cardite.

Ils ont constaté que les personnes ayant reçu le vaccin Pfizer avaient 3,57 fois plus de risques de développer une cardite que les non vaccinés. “Nous avons observé un risque accru de cardite associé à l’utilisation de Pfizer, en particulier chez les jeunes hommes recevant la deuxième dose”, peut-on lire dans l’étude.

Il soulignent cependant que ce risque est faible, l’incidence des cardites étant de 0,57 pour 100.000 injections de vaccin Pfizer. Cependant, ce risque “devrait être porté à la connaissance des personnes vaccinées et des médecins et être mis en balance avec les avantages de la vaccination”, concluent les chercheurs.

Vaccin Comirnaty (Pfizer) et Spikevax (Moderna) : des cas de myocardite et de péricardite signalés

De rares cas de myocardite et de péricardite ont été signalés à l’autorité sanitaire après l’administration des vaccins Pfizer et Moderna. D’après l’organisme, ils sont “principalement survenus dans les 14 jours suivant la vaccination, plus souvent après la deuxième dose et chez des hommes plutôt jeunes”.

Dans un avis publié le 23 juillet, l’ANSM avait recommandé aux professionnels de santé d’être attentifs “aux signes et symptômes associés à la myocardite et à la péricardite” après l’administration d’un vaccin à ARN Messager. “Les professionnels de santé doivent conseiller aux personnes vaccinées de consulter immédiatement un médecin en cas de douleurs thoraciques, d’un essoufflement ou de palpitations”, avait averti l’autorité sanitaire.

Vaccins à ARN messager : ils n’augmentent pas le risque cardiovasculaire chez les moins de 75 ans

Les vaccins à ARN messager Pfizer et Moderna n’augmentent pas les risques d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral ou d’embolie pulmonaire chez les moins de 75 ans. C’est la conclusion d’une nouvelle étude menée par le groupement Epi-Phare constitué par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam).

Ces travaux, dévoilés le 18 janvier, ont analysé le risque d’événement cardiovasculaire associés aux vaccins Pfizer, Moderna, AstraZeneca et Janssen chez les 18-74 ans. “Cette étude confirme la sécurité des vaccins à ARN messager vis-à-vis du risque d’évènement cardiovasculaire grave chez les adultes”, est-il écrit dans un communiqué. Un précédente étude sur le vaccin Pfizer avait été menée chez les plus de 75 ans : ses résultats n’étaient pas “en faveur d’une association entre le vaccin de Pfizer-BioNTech et la survenue d’événements cardiovasculaires graves dans les 14 jours suivant la vaccination”.

Quid des vaccins AstraZeneca et Janssen ? Une légère augmentation du risque cardiovasculaire a été observée. Il s’agit plus précisément d’un risque d’infarctus du myocarde et d’embolie pulmonaire chez les adultes, dans les deux semaines suivant l’administration de ces vaccins. Cependant, les auteurs de l’étude rappellent que “la maladie à Covid-19 est elle-même fortement associée à un risque de complications cardiovasculaires”.