L’impact émotionnel de cette confrontation est immense. Sur les plateformes comme X (anciennement Twitter) et Facebook, les vidéos de l’échange tournent en boucle. D’un côté, les partisans de LFI dénoncent l’arrogance d’un milliardaire qui se croit au-dessus des lois. De l’autre, une large partie de l’opinion publique s’amuse de voir les “donneurs de leçons” pris à leur propre piège. Le fait que Louis Boyard ait choisi de bloquer certains contradicteurs sur les réseaux sociaux après l’échange ne fait qu’alimenter l’idée d’une fragilité derrière les grands discours de liberté d’expression.
Au final, que reste-t-il de cette audition ? Une fracture de plus en plus profonde entre une certaine élite politique et les réalités du paysage audiovisuel français. Vincent Bolloré a réussi à démontrer que, malgré les critiques, son empire est un acteur incontournable et diversifié, capable de publier aussi bien des pamphlets de droite que les manifestes de la CGT. La commission d’enquête, loin d’avoir affaibli le magnat des médias, a surtout mis en lumière les limites de la stratégie de la confrontation systématique adoptée par la France Insoumise.

Le débat sur les fréquences TNT continuera, mais le souvenir de Vincent Bolloré remettant “le petit Louis” à sa place restera comme l’image forte de cette saison politique. Entre hypocrisie dénoncée et réalités économiques rappelées, la partie est loin d’être terminée, mais les points marqués lors de cette audition ne sont pas forcément là où on les attendait. La suite des événements nous dira si cette commission débouchera sur de réelles réformes ou si elle ne restera qu’un épisode de plus dans la grande saga de la télévision spectacle.
