Le malaise est accentué par la révélation des priorités budgétaires de l’UE pour 2028-2034. La Commission propose un budget pharaonique de 2 000 milliards d’euros, soit une augmentation de 60 %. Mais le diable se cache dans les détails : alors que des centaines de milliards sont fléchés vers l’Ukraine, la défense ou la gestion de crises, les fonds alloués à l’agriculture et à la cohésion territoriale sont drastiquement coupés, certains secteurs voyant leurs aides divisées par deux.
Cette redistribution des richesses, prélevées sur les impôts des citoyens européens, vers des causes mondialistes au détriment de la souveraineté alimentaire nationale, est perçue comme une trahison pure et simple. Des dirigeants comme Victor Orban en Hongrie ou Alice Weidel en Allemagne ont déjà pris position, dénonçant une élite qui dilapide les ressources de ceux qui travaillent dur pour nourrir le continent.
Vers un point de non-retour ?
La mobilisation ne faiblit pas. Avec des agriculteurs de plus de 20 États membres unis dans l’action, le mouvement dépasse les frontières nationales. Ils exigent des « clauses miroirs » — l’obligation pour les produits importés de respecter les mêmes normes que les produits locaux — et un arrêt immédiat des réformes punitives.
Cet événement pourrait bien marquer un tournant historique pour l’Union européenne. La fuite d’Ursula von der Leyen symbolise la fin d’une ère où les décisions pouvaient être prises sans rendre de comptes à la base. Aujourd’hui, la colère des campagnes a atteint les portes du palais, et les claxons des tracteurs couvrent les discours mielleux de Bruxelles. Le peuple qui nous nourrit demande justice, et il semble bien décidé à ne pas reculer, même si les dirigeants, eux, préfèrent s’enfuir.
