La taxe Zucman : derrière le masque de la théorie

« LA JUSTICE FISCALE dans la répartition de l’effort » est une question que le Premier ministre est « prêt » à étudier dans ses négociations pour construire à la fois un Budget 2026 et un accord de non-censure qui permettrait de le voter. Au cœur de la discussion, la taxe Zucman, présente dans toutes les conversations, sur tous les plateaux de télévision. Dans ce débat, Challenges occupe une place particulière. Car ce sont les chiffres issus de son classement des 500 fortunes de France qui sont constamment utilisés – on pourrait dire instrumentalisés – par les supporters de la taxe à 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d’euros. Et en même temps, nous l’avons toujours écrit, ce classement doit être compris comme un indicateur de performance et de prospérité économique.

Comment défendre cette double réalité dans un pays où les deux tiers des électeurs sont toujours d’accord pour taxer davantage les riches ? La partie n’était pas facile quand l’auteur de ces lignes s’est retrouvé dans l’émission C ce soir, le 15 septembre, coincé entre le radical François Ruffin, toujours prêt à brandir notre classement sur les bancs de l’Assemblée dans sa chasse aux grandes fortunes, et la philosophe Alice de Rochechouart, autrice de Privilèges. Ce qui nous reste à abolir (éd. JC Lattès), dont la dernière envolée fut de proposer une taxe Zucman à 100 % !