Le 28 avril 2025, le paysage médiatique numérique a été le théâtre d’un séisme intellectuel. La chaîne Géopolitique Profonde a réuni deux personnalités que tout semble opposer, et pourtant, leur échange a mis en lumière une fracture béante au sein de la société française. D’un côté, Alain Soral, essayiste polémique dont la pensée radicale et iconoclaste ne cesse de bousculer le confort des élites. De l’autre, Fabrice Di Vizio, l’avocat médiatique devenu le héraut de la défense des libertés individuelles lors de la crise sanitaire. Ce qui devait être un débat d’idées s’est transformé en un procès en règle du système républicain, laissant entrevoir une classe dirigeante, et particulièrement Emmanuel Macron, de plus en plus isolée face à une critique systémique.
L’illusion démocratique et le “Guignol” républicain
Dès l’ouverture des hostilités, Alain Soral n’a pas mâché ses mots. Pour lui, la France ne vit plus en démocratie, mais sous le joug d’un “théâtre de boulevard” qui a viré au “guignol”. L’essayiste a pointé du doigt ce qu’il appelle la République de marché et d’opinion, un système où le pouvoir réel aurait glissé des mains du peuple vers celles des banques et des marchands d’armes.
Soral a notamment rappelé des épisodes marquants de l’histoire récente, comme l’éviction brutale de François Fillon lors de la présidentielle de 2017, suggérant que l’élection d’Emmanuel Macron n’était peut-être pas l’expression de la volonté populaire, mais celle d’un système verrouillé de l’intérieur. Cette analyse, bien que provocatrice, résonne avec une partie croissante de la population qui se sent dépossédée de sa souveraineté par des instances supranationales comme l’Union européenne.
