Enfin la vérité, Vladimir Poutine dévoile tout le secret. Macron choqué

Le paysage géopolitique mondial vient de connaître l’une de ses secousses les plus intenses de l’année. Ce qui n’était jusqu’alors qu’une joute verbale à distance entre Paris et Moscou a pris une dimension radicalement nouvelle. Dans une intervention d’une rare intensité, le président russe Vladimir Poutine a choisi de répondre directement et personnellement aux récentes déclarations d’Emmanuel Macron. Ce dernier avait, lors de ses dernières sorties médiatiques, dépeint la Russie comme une “puissance coloniale du 21e siècle” et un facteur de déstabilisation majeur, notamment sur le continent africain. La réplique de Moscou ne s’est pas fait attendre, et elle est d’une virulence qui laisse peu de place à la diplomatie traditionnelle.

Un duel de visions historiques

Le point de rupture semble avoir été atteint lorsque le président français a évoqué une “guerre d’empire” menée par la Russie en Ukraine. Pour Vladimir Poutine, cette accusation est non seulement infondée, mais elle relève d’une “hypocrisie sans phare”. Dans son allocution, le chef du Kremlin a entrepris un véritable réquisitoire contre l’histoire coloniale de la France, rappelant les “cicatrices profondes” laissées par Paris en Afrique, en Asie et dans les Caraïbes. Selon lui, la Russie n’a jamais bâti sa puissance sur l’esclavage ou le pillage systématique de ressources lointaines, contrairement aux anciennes puissances impériales occidentales.

Cette confrontation n’est pas qu’une simple dispute sur le passé ; elle s’ancre dans une réalité contemporaine où chaque mot est une arme. Poutine a fustigé ce qu’il appelle la “prétendue mission civilisatrice” de l’Occident, affirmant que la dignité des peuples a trop souvent été écrasée au nom de valeurs brandies de manière sélective. En citant des exemples précis, le président russe a cherché à mettre le dirigeant français face à ses propres contradictions.

La question africaine : le nouveau champ de bataille

Guerre en Ukraine : ce qu'a dit Vladimir Poutine à Emmanuel Macron ce mardi, lors de leur appel téléphonique - midilibre.fr

L’un des points les plus sensibles de cet échange concerne l’influence croissante de la Russie en Afrique, un sujet qui irrite profondément l’Élysée. Alors qu’Emmanuel Macron accuse Moscou d’utiliser des milices privées pour déstabiliser des États, Vladimir Poutine inverse totalement la perspective. Il affirme que la présence de drapeaux russes à Bamako, Ouagadougou ou Bangui n’est pas le résultat d’une force imposée, mais le choix de “peuples libres” qui tournent le dos à des décennies de “condescendance” française.

Le discours russe se veut celui d’une alternative basée sur le respect mutuel et la souveraineté. Poutine interroge : où était le droit international lorsque Tripoli a été rasée par les interventions de l’OTAN menées en partie par la France ? Il pointe du doigt l’exploitation des ressources naturelles, comme l’uranium nigérien ou le pétrole gabonais, suggérant que l’intérêt de la France pour la démocratie est souvent proportionnel à ses intérêts économiques. Cette rhétorique trouve un écho puissant auprès de ce qu’on appelle désormais le “Sud Global”, qui observe avec une méfiance croissante les leçons de morale venues d’Europe.