Dans un paysage politique français de plus en plus polarisé, les voix qui osent confronter frontalement les narratifs établis se font rares. Mathieu Valet, ancien officier de police devenu député européen sous les couleurs du Rassemblement National, vient de jeter un pavé dans la mare. Son intervention, chirurgicale et sans concession, passe au crible les crises qui secouent l’Hexagone : de l’affaire Nahel à la gestion des OQTF, en passant par la montée de la violence gratuite. Un réquisitoire qui sonne comme un cri d’alarme pour une France qu’il estime être « sous une poudrière ».
L’affaire Nahel : Justice ou sacrifice politique ?
L’un des points les plus brûlants de son intervention concerne l’affaire Nahel, ce jeune homme dont la mort lors d’un contrôle de police en 2023 a embrasé les banlieues françaises. Pour Mathieu Valet, le traitement médiatique et politique de cette affaire est le symbole d’une dérive dangereuse. Il pointe du doigt la “panoplie” de l’activisme, incarnée par des figures comme Assa Traoré, qu’il accuse de transformer des drames judiciaires en véritables business de produits dérivés (casquettes, t-shirts, mugs).
Plus grave encore, il dénonce la décision du maire de Nanterre d’ériger une stèle en l’honneur du jeune homme. « Dans mon pays, la stèle on la met pour celles et ceux qui sont tombés pour la République », martèle-t-il. Pour l’ancien policier, honorer un individu au casier judiciaire chargé, mort lors d’un refus d’obtempérer qui a mis en danger des passants, relève du « clientélisme électoral » le plus pur. Pendant ce temps, rappelle-t-il avec amertume, les centaines de policiers, gendarmes et pompiers blessés lors des émeutes qui ont suivi restent les grands oubliés de la reconnaissance nationale.
