Le conflit au Proche-Orient ne se joue pas seulement sur le terrain militaire à Gaza ; il s’est invité avec une force inouïe au cœur du débat politique français. Récemment, l’intervention de Jordan Bardella, président du Rassemblement National, a marqué un tournant par sa virulence et sa clarté doctrinale. Face à un chroniqueur remettant en question la stratégie israélienne, le jeune leader politique a livré une analyse sans concession, fustigeant ce qu’il perçoit comme une dérive dangereuse d’une partie de la gauche française, incarnée par La France Insoumise (LFI).
Le Hamas responsable du drame humanitaire
D’emblée, Jordan Bardella a tenu à rappeler une réalité souvent occultée par l’émotion légitime des images de guerre : la responsabilité première du Hamas. Pour lui, si la guerre est un drame absolu pour ceux qui la subissent, il ne faut pas se tromper de coupable. En utilisant des infrastructures civiles — écoles, mosquées, hôpitaux — comme boucliers humains et en y installant des quartiers généraux, l’organisation terroriste condamne sciemment sa propre population.
Bardella insiste sur la nature asymétrique de ce conflit. On ne fait pas face à deux armées régulières, mais à un État démocratique, Israël, confronté à une entité terroriste dont les soldats ne cherchent pas seulement à combattre, mais à mourir en martyrs. Dans ce contexte, il rappelle que Tsahal (l’armée de défense d’Israël) a pour mission de protéger ses citoyens contre une menace existentielle, tout en soulignant que la réponse, bien que légitime, doit rester la plus ciblée possible pour épargner les innocents.
La charge contre « La France Islamiste »
Le moment le plus intense de l’intervention a sans doute été l’attaque frontale contre Jean-Luc Mélenchon et les membres de son mouvement. Selon Jordan Bardella, « La France Insoumise pourrait s’appeler la France Islamiste ». Il accuse le leader de LFI d’épouser les thèses des fondamentalistes par pur cynisme électoral, espérant ainsi capter le vote des banlieues au détriment de l’honneur de la République.
Il a notamment cité les propos de Danièle Obono, qualifiant le Hamas de « mouvement de résistance », ou encore les récentes déclarations polémiques de David Guiraud en Tunisie. Ce dernier est accusé de relayer la propagande du Hamas en remettant en cause la véracité des atrocités commises le 7 octobre. Pour Bardella, ces élus jouent les « incendiaires depuis leurs salons feutrés », alimentant une haine qui finit par se traduire en actes de violence sur le sol français.
