MARION MARÉCHAL pulvérise DUHAMEL sur L’IMMIGRATION CLANDESTINE

Le paysage politique français traverse une zone de turbulences inédite. Entre le durcissement drastique des conditions de régularisation des sans-papiers, la lutte frontale contre le narcotrafic et les débats houleux sur le budget national, le gouvernement tente d’imposer une nouvelle doctrine. Au cœur de ce changement de paradigme, les récentes décisions de Bruno Retailleau marquent une rupture nette avec la décennie précédente, provoquant des ondes de choc tant chez les militants associatifs que dans l’hémicycle.

La fin de la circulaire Vals : Le nouveau verrou de l’Intérieur

Pendant plus de dix ans, la circulaire Vals de 2012 a servi de boussole pour la régularisation des étrangers en situation irrégulière. En 2020, elle permettait encore à environ 30 000 personnes d’obtenir des papiers sur la base de critères humains comme la scolarisation des enfants ou l’ancienneté de présence. Aujourd’hui, cette page est tournée. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, vient d’abroger ce texte pour le remplacer par une circulaire beaucoup plus restrictive.

Désormais, le ton est à l’exception et non plus à la norme. Pour espérer une régularisation, les critères se durcissent : il faudra justifier de sept ans de présence sur le territoire national (contre trois à cinq auparavant) et prouver une maîtrise réelle de la langue française. La priorité est désormais donnée aux “métiers en tension”, une approche soutenue par la loi Darmanin. Plus révélateur encore, le pouvoir de décision est décentralisé vers les préfets, ce qui laisse présager des disparités régionales marquées selon la fermeté appliquée localement.

Sécurité et chiffres : Le constat alarmant de la capitale

La question migratoire est indissociable du débat sur l’insécurité, un lien que le gouvernement assume de plus en plus ouvertement. Les statistiques récentes de la préfecture de police de Paris pour l’année 2023 ont jeté un froid : 97 viols ont été enregistrés dans les rues de la capitale, soit environ un drame tous les trois jours. Plus polémique encore, sur les 36 auteurs présumés interpellés dans les cas élucidés, 28 étaient de nationalité étrangère, soit 77 % des mis en cause.

Ces chiffres alimentent la rhétorique des mouvements comme le collectif Némésis, qualifié de “féministe identitaire”. Sa présidente, Alice Cordier, a récemment reçu les félicitations de Bruno Retailleau pour son combat. Pour Marion Maréchal, interrogée sur le sujet, il s’agit d’une “prise de position courageuse” visant à protéger les femmes face à une criminalité qu’elle juge liée à une immigration non maîtrisée. Ce soutien ministériel à un groupe controversé souligne la volonté du gouvernement de ne plus laisser le monopole du discours sécuritaire à l’opposition nationale.