Il veut donner une leçon à Sarah Knafo…mais ça tourne MAL !

Dans une atmosphère de plus en plus électrique concernant les dépenses publiques, le débat sur l’audiovisuel public vient de franchir un nouveau palier. Lors d’un échange tendu avec l’ancien PDG de Radio France, Sarah Knafo, députée européenne et figure de proue de la critique médiatique de droite, a infligé ce que les observateurs qualifient déjà de “véritable leçon” sur la gestion des deniers des contribuables. Au cœur de la polémique : une déconnexion totale entre une élite médiatique privilégiée et la réalité économique des Français qui les financent.

La fin de l’illusion du label de confiance

L’argumentaire de Sarah Knafo commence par une remise en question frontale de la “labellisation” des médias publics. Selon elle, France Inter et France Info, piliers du groupe Radio France et de France Télévisions, ne peuvent plus prétendre à une neutralité exemplaire. Elle pointe du doigt des rédactions qu’elle juge “très axées à gauche”, tout en étant rémunérées par l’impôt de tous.

L’exemple le plus frappant cité durant l’échange concerne une infographie de France Info sur les sondages politiques. La députée dénonce une manipulation visuelle où un score de 6 % pour François Hollande occupait un espace graphique disproportionné par rapport aux autres candidats. “C’est plutôt France des infos”, ironise-t-elle, soulignant que même les corrections apportées par la chaîne contenaient encore des erreurs. Cette critique soulève une question fondamentale : peut-on encore parler de médias de confiance quand l’argent public sert à produire une information perçue comme biaisée, voire techniquement défaillante ?

Le scandale des chiffres : Une gabegie sans précédent

Si la critique idéologique est habituelle, ce sont les révélations financières issues de récentes commissions d’enquête qui ont véritablement choqué l’auditoire. Les chiffres avancés sont vertigineux et dessinent le portrait d’une institution vivant en vase clos, loin de toute rigueur budgétaire.

On apprend ainsi que France Télévisions dépenserait environ 126 000 euros par jour uniquement en frais de cocktails et de réception. “Qu’est-ce qui peut justifier une telle dépense ?” s’interroge Sarah Knafo. Mais la dérive ne s’arrête pas là. Le salaire moyen au sein du groupe public s’élèverait à 72 000 euros par an, plaçant d’office les employés de la télévision publique dans les 9 % des Français les plus riches.

Plus choquant encore, une trentaine de cadres au sein de l’organisation percevraient des rémunérations supérieures à 200 000 euros par an, soit plus que le salaire du Président de la République. À cela s’ajoutent des avantages en nature dignes des plus hautes sphères ministérielles : une cinquantaine de personnes bénéficieraient de voitures avec chauffeur pour des coûts annuels atteignant parfois 55 000 euros par véhicule.