Le monde politique européen vient de connaître un tournant que les historiens analyseront sans doute comme le moment où l’équilibre des forces a définitivement basculé. Friedrich Merz, le nouveau chancelier allemand de la CDU, s’est rendu à Rome en janvier 2026 avec l’assurance d’un monarque venant confirmer son autorité sur le sud de l’Europe. Il en est reparti politiquement exsangue, démantelé point par point par une Georgia Meloni plus souveraine et tranchante que jamais.
Une mise en scène qui tourne au fiasco
Arrivé au Palazzo Chigi avec la posture du « professeur de discipline budgétaire » que l’Allemagne affectionne tant, Friedrich Merz s’attendait à ce que l’Italie suive le script habituel : Berlin dirige, Rome exécute. Mais ce fantasme s’est brisé dès les premières minutes. Merz, dont la popularité en Allemagne s’effondre face à une crise industrielle sans précédent, cherchait un succès diplomatique pour masquer les plaies d’une économie allemande en récession. Au lieu de cela, il a trouvé un tribunal.
Le contraste était saisissant. D’un côté, un chancelier représentant une Allemagne dont les fleurons, comme Volkswagen et BASF, annoncent des fermetures d’usines et des licenciements massifs. De l’autre, une Georgia Meloni à la tête d’une Italie qui, contre toute attente, affiche une croissance supérieure à celle de son voisin du Nord.
Le piège de l’hypocrisie migratoire
Le premier choc frontal a porté sur l’immigration. Merz est venu avec un plan de type « Dublin turbo », visant à forcer l’Italie à absorber des milliers de migrants renvoyés par l’Allemagne. La réponse de Meloni a été d’une brutalité clinique. Elle a dénoncé ce qu’elle appelle la “schizophrénie” de Berlin : comment l’Allemagne peut-elle exiger la fermeture des frontières italiennes tout en continuant de financer des ONG qui agissent comme des extensions logistiques des réseaux de passeurs en Méditerranée ?
Face à cette vérité implacable, le chancelier allemand est resté de marbre, incapable de répondre. L’homme qui venait donner des leçons de morale a été exposé comme un hypocrite. Meloni a été claire : l’Italie ne sera plus le dépotoir de l’arrogance morale allemande.
