Accident de train en Espagne : Ces autres catastrophes ferroviaires qui ont marqué les vingt dernières années

C’est une catastrophe qui secoue l’Espagne. Dimanche soir, une collision entre deux trains à grande vitesse a fait au moins 39 morts et plus de 120 blessés. L’accident a eu lieu peu avant 20 heures près d’Adamuz, en Andalousie. Pour des raisons qui restent à établir, un train Iryo, opérateur de transport ferroviaire privé, a déraillé, alors qu’il reliait Malaga à la gare d’Atocha à Madrid, et a percuté un autre train de la Renfe, la compagnie nationale espagnole.

Cette catastrophe est la sixième la plus meurtrière d’Europe depuis 2000. Et le bilan pourrait encore s’alourdir. Dans le monde, de nombreux accidents ferroviaires meurtriers ont marqué ces deux dernières décennies. En voici quelques-uns.

Janvier 2026, 32 morts en Thaïlande

La semaine dernière, au moins 32 personnes ont été tuées et plus de 60 blessées dans un accident de train survenu dans le nord de la Thaïlande, mercredi 14 janvier.

L’accident s’est produit vers 9 heures (3 heures, heure française). Une grue, utilisée pour la construction d’une ligne de train à grande vitesse, est tombée sur un train circulant en contrebas. Ce dernier a déraillé et pris feu. Une enquête a été ouverte.

Février 2023, 57 morts en Grèce

C’est une catastrophe ferroviaire qui déstabilise encore la Grèce, près de trois ans après le drame. Le 28 février 2023, peu avant minuit, un train de passagers qui relie Athènes à Thessalonique heurte frontalement un convoi de marchandises. 57 personnes meurent dans la collision, dont de nombreux étudiants, et 180 personnes sont blessées.

L’enquête établit que pendant les minutes précédant l’accident, les deux trains dont l’un transportait plus de 350 passagers, avaient circulé sur la même voie sans qu’aucun système d’alarme ne soit déclenché.

L’accident provoque une onde de colère dans le pays. Le gouvernement conservateur de Kyriákos Mitsotákis est critiqué pour avoir imputé la responsabilité de l’accident à un chef de gare mal formé, omettant les dysfonctionnements structurels des services publics grecs. Par ailleurs, les autorités sont également accusées de dissimulation par les familles des victimes pour protéger de hauts responsables. Près de 40 personnes seront jugées en mars, dont des dirigeants des chemins de fer et le chef de gare en service la nuit de l’accident. Ils encourent des peines de prison pouvant aller jusqu’à 20 ans. Des manifestations autour de ce drame ont encore lieu dans le pays.