Permis de conduire : l’Europe veut changer de nombreuses règles, découvrez comment il va évoluer

Dématérialisation, contrôle médical, période probatoire… Un accord préliminaire entre le Parlement européen et le Conseil entend moderniser en profondeur les règles du permis de conduire. Objectif : renforcer la sécurité routière, réduire la mortalité et préparer les conducteurs au futur. Détail des changements à venir.

20 000, c’est le nombre encore trop élevé de personnes qui perdent la vie chaque année sur les routes du Vieux Continent. Un véritable fléau, que l’Union européenne souhaite enrayer en augmentant et en améliorant la sécurité routière dans sa globalité. Ainsi, le Parlement européen et le Conseil sont parvenus à un accord mardi matin pour réviser la directive relative au permis de conduire. Ce texte ambitieux, qui devra encore être formellement adopté, entend adapter la législation aux réalités de la conduite moderne, tout en harmonisant les règles à travers l’UE. Comprenez, que vous, automobilistes français, vous allez probablement devoir aussi vous y plier. Alors voici les mesures phares de cette réforme automobile.

Un permis de conduire numérique et accessible

Plus besoin de présenter un permis papier ou sous forme de carte. Le téléphone sera prédominant dans ces changements. En effet, les 27 Etats membres ont validé la dématérialisation généralisée du permis de conduire d’ici à 2030. Ce document sera accessible depuis une application européenne sur smartphone, spécialement créée. Cette version 2.0 du permis de conduire aura autant de valeur que le document physique : lors des contrôles routiers, par exemple, les forces de l’ordre scanneront simplement votre permis téléphone. Les États membres disposeront d’un délai de cinq ans à compter de l’entrée en vigueur des nouvelles règles pour mettre en place ce permis dématérialisé. Pas de panique, vous pourrez conserver ou demander votre permis de conduire sous forme physique. Mais fini en revanche le permis à vie, car des démarches de renouvellement devront s’effectuer tous les 15 ans, assez simplifiées car elles se feront directement en ligne.

De plus, une formation sur l’utilisation du téléphone au volant et la conduite dans des conditions dangereuses devrait être aussi exigée pour obtenir le sésame, les députés voulant que les futurs conducteurs soient mieux préparés aux conditions réelles de conduite, et correctement sensibilisés aux risques de distraction.

Rappelons que l’utilisation d’un téléphone portable tenu en main est sanctionnée par une amende de 135 euros, et d’un retrait de trois points sur le permis de conduire.